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septembre 2006

Ca vous plait ?

Les blogs me fascinent toujours autant. Qu'est-ce qui fait qu'un blog marche bien, et un autre moins ? Il y a des tas de réponses à ces questions. Techniques, humaines, historiques, statistiques... Assez régulièrement, j'ai testé des choses, plus ou moins réussies, plus ou moins longtemps, plus ou moins consciencieusement.
J'ai eu pas mal d'idées dont je n'ai rien fait encore, mais qui sortiront peut-être des cartons un jour. Comme aujourd'hui. J'ai mis en ligne un nouveau blog : Ca vous plait ?
Le nom me plait bien, et le nom de domaine www.cavousplait.com était libre (ca devient miraculeux un nom de domaine libre...)
De quoi s'agit-il ? J'ai essayé d'être clair dans la note de présentation :

Quand on regarde les chiffres, c'est affolant : on lit tous les mêmes livres, on regarde les mêmes émissions, on consulte les mêmes sites Internet, on joue aux même jeux... Ca vous plait ? vous propose un regard en coin sur ces succès. Et, au delà des chiffres, vous propose de dire si ça vous a plu aussi, à vous. Parce qu'il n'y a pas que les chiffres et les classements dans la vie : ce qu'on ressent aussi a de l'importance.
En même temps, Ca vous plait ? devrait vous permettre de ne pas rater ce qui plait au plus grand nombre... Pour mieux plonger dans la mare, ou éviter de ressembler à votre voisin de palier.

En fait, une fois l'idée en place dans ma tête, c'est tout simple pour moi : prenons, dans tous les domaines, ce qui plait le plus, et parlons en. Essayons de voir comment ça marche, et, parfois, pourquoi ça marche. Ca reste un blog, avec des notes écrites relativement rapidement. Des éléments pour penser le succès, et l'occasion, au fil des notes, de voir s'ébaucher une sorte de portrait robot du consommateur moyen. Celui qu'on est tous un peu, et parfois à notre corps défendant. Le tout sans se prendre trop au sérieux.
Evidemment, c'est un peu marketing : faire un blog qui ne parle que de ce qui marche est peut-être un élément non négligeable pour faire un blog qui marche. Le cynisme ne peut pas nuire à la démarche. Assumons. Mais les premières notes, déjà m'amusent (elles ne sont pas toutes encore en ligne, chaque chose en son temps). Et si, d'une idée vaguement marketing, je fais quelque chose qui m'amuse (dans la durée, on verra), c'est plutôt bon signe.
Et vous, est que Ca vous plait ? ;-)

 

Lamosa TV : un vrai coup de coeur

Juré des Podcasts d'or, je n'ai pas pris le temps de faire un lien vers les résultats. Ce n'est pas bien, et je répare cet oubli. J'ai écouté des heures de podcasts, visionnés bien des vidéos. Et je dois avouer un regret : Lamosa TV a été lancée trop tard pour concourir. J'aurais tout fait, je l'avoue, pour qu'ils gagnent. Pas parce que j'en connais les trois instigateurs, mais parce qu'ils ont trouvé un ton, une régularité, une identité bien à eux.
Alors, si je n'ai qu'un conseil à donner, découvrez vite ce vidéoblog. Une pure merveille.

Lamosa TV

Formation préhistorique

Je n'avais jamais mis les pieds en Périgord. Et je n'ai pas été déçu. Oui, on y mange bien, et les paysages que j'ai pu voir sont fascinants. Mais ce n'était pas le but de ma visite. J'y suis venu à l'invitation du Pôle International de la Préhistoire, pour une formation sur mesure, intitulée "Nouveaux médias, nouvelles écritures". Une journée, le 21 septembre, avec des documentalistes, archivistes et bibliothécaires locaux, tous spécialisés dans la préhistoire, à quelques kilomètres de Lascaux, dans la vallée de la Vézère, occupée par l'homme depuis 400 000 ans, pour parler des wikis, des blogs, des fils RSS... Et pour donner à ce propos quelques pistes concernant, donc, les nouvelles formes d'écriture que ces techologies permettent, impliquent, voire imposent.
Un grand moment de plaisir, avouons le, avec un public attentif, réceptif... De quoi faire largement passer la pillule de deux journées passées dans les transports pour une journée d'intervention.
Et puis, se dire que du creux des falaises, 400 000 ans vous contemplent, ça a quelque chose d'émouvant.
Pip1


J'ai feuilleté Le Monde

Ca a commencé par un email, vendredi 15 septembre 2006 :
Dès lundi, le Journal Electronique vous sera offert pendant toute la durée de votre abonnement au quotidien.
Le Journal Electronique du Monde sera disponible à partir de 15 h, du lundi au samedi, où que vous soyez : la newsletter vous informera, au moment de la parution en kiosque à Paris, des grands titres de votre quotidien.
Aujourd'hui, lundi, je reçois donc, à 13h50, un email qui me propose les grands titres du journal. Je clique, parce que je suis curieux, et que je veux voir à quoi cela ressemble. Et là, j'avoue, je suis scotché. Le journal s'ouvre devant moi. Je peux le feuilleter à l'écran, parcourir le sommaire, et, lorsque je clique sur un article qui m'intéresse, pif, paf,il s'ouvre dans une nouvelle fenêtre, et je peux le lire, copier, coller, imprimer... Bref, je vis avec Le Monde sur mon écran.
Il n'y a aucun doute pour moi : je vais relire Le Monde autrement. Et les parisiens ne peuvent pas bien comprendre ce dont je parle, mais l'exemplaire papier, je ne le recevrais que demain, à midi, avec mon courrier... Trop tard, donc. J'ai gagné 24h dans ma vie de consommateur d'information.
Il y avait bien les flux RSS, et tout le toutim... Mais là, c'est différent : je vois le journal, j'utilise mes repères de lecteur de papier, et j'ai tous les avantages de l'écran. Et bien, ça change tout. Merci Le Monde.

Lemondejournalelectronique

Le trombone rouge

C'est une idée folle, vouée à un échec certains si tant est qu'on soit un peu raisonnable : donc, c'est une bonne idée. D'autant que cela a marché. Le 12 juillet 2005, Kyle MacDonald annonce sur son blog qu'il est près à échanger un trombone rouge contre quoi que ce soit qui ait un peu plus de valeur. Ce sera un joli poisson en forme de poisson... Et il remet le poisson en jeu, jusqu'à avoir, un an plus tard, une maison ! C'est en effet l'objectif qu'il s'était fixé.
Entre temps, il aura négocié les droits de son histoire, pour un livre, un film... Que sais-je encore.
Ce type est parti avec des armes légères : un trombone, rouge, et une connexion internet. C'est à la portée de n'importe qui. En un an, il a donc gagné une maison, a fait la une des journaux, est passé à la télévision, et sur le blog le plus populaire du monde, BoingBoing.
Moi, je trouve dommage qu'il s'arrête à une maison. Ca fait petit joueur. Ce type pourrait échanger sa maison contre un portefeuille de ministre, au moins. En prenant juste quelques mois de plus.
L'histoire est intégralement racontée, en anglais, sur son blog, au jour le jour, évidemment : one red paperclip.

Une belle illustration du pouvoir d'influence des blogs, de l'effet viral, etc., etc.

Blog de presse

Les relations entre blogs citoyens et journalistes.... NON ! PAS CA ! D'accord. Parce qu'il y a blog de presse et blog de presse. Prenez un journal gratuit en avance dans ce domaine : 20 minutes. Côté blogs, ils sont plutôt pas mal. Je ne dis pas seulement ça parce qu'ils parlent de moi (merci). Pas non plus parce que les journalistes bloguent : ça va devenir d'un banal...
Non, ce qu'il y a de formidable à 20 Minutes, c'est que les standardistes bloguent, et, ça, c'est un vrai changement, une nouveauté formidable. En plus, c'est frais, c'est drôle, c'est émouvant.
Que répondre lorsque des lecteurs cherchent les solutions des mots-fléchés, lorsqu'on leur signale que le papier du journal ne sent pas bon, qu'il faudrait faire un 20 Minutes à Paris, et pas seulement à Strasbourg...
Bon, malheureusement, il n'y a eu que 10 notes depuis le mois de mars, et ça a l'air de s'être arrêté début juin. Dommage, je trouve que c'était un super blog d'entreprise.

Encore un projet

Et bien ça y est, je devrais recevoir le contrat prochainement. C'est en tout cas ce que mon éditrice m'a annoncé par email. Et je l'en remercie. Je dois rendre le manuscrit en mai. Parution prévue pour la fin 2007. De quoi s'agit-il ? De la rançon du succès. Le Meilleur des jeux de mots, aux éditions Mille et unes nuits marche bien. Et j'ai donc proposé un deuxième volume, dans la même veine. Mais pas un "Le Meilleur des jeux de mots II, le retour de la vengeance", non. Puisque j'ai mis le meilleur dans le premier, un second n'aurait pas lieu d'être. Ce sera donc, sur le même modèle d'un petit recueil de citations, le traitement d'un thème connexe. Et ça devrait être tout aussi amusant à feuilleter. Je n'en dirai évidemment pas plus avant un bon moment.
En tout cas, ça n'a rien à voir, directement, avec le projet pour lequel j'ai ouvert un blog il y a quelques jours. Un projet double l'autre. C'est ainsi.
Reste que j'ai devant moi huit mois de travail, pas à temps plein, heureusement, mais tout de même... Pour Le Meilleur des jeux de mots, j'avais étalé ça sur deux ans. Il va falloir augmenter la cadence.

L'image virtuelle du territoire

L'image que chaque territoire sur le Web est aussi importante aujourd'hui que celle qu'elle donne dans la presse, et cela ira en s'accentuant. Il serait donc logique que les échos que le Web renvoient soient traités avec le même intérêt que ceux renvoyés par la presse. Imagine-t-on aujourd'hui une seule collectivité importante sans attaché de presse ? Il faudra rapidement créer des postes de "chargés de communication en ligne". Ils auront pour tâche de veiller à ce que l'image donnée de la collectivité corresponde le mieux possible avec la réalité. Comment, en effet, imaginer que le développement économique ou touristique d'un territoire donné se fasse dans les meilleures conditions, si l'image "virtuelle" du territoire n'est pas optimale.

Que penser quand, à Gagny, le maire interrompt une scéance de conseil municipal pour faire évacuer un blogueur qui ose filmer les débats bien que cela soit légal. A Puteaux, la mairie a perdu deux procès contre le plus célèbre blogueur local, Christophe Grébert. Les tentatives d'intimidation ne sont pas rares. D'ailleurs, elles sont, petit à petit répertoriées sur le blog Web Citoyen. En d'autres lieux, une mairie refuse de communiquer des informations à un blogueur : une méthode simple pour éviter qu'il ne parle trop, ou s'assurer, au moins, qu'il paraisse partial en ne relayant pas des informations municipales...

Les relations avec les blogueurs, et avec Internet en général, doivent être traitées avec le même intérêt, et le même sérieux que les relations avec les journalistes. Même si elle le sont, en fonction des cas, de manières différentes. Les partis politiques l'ont compris, en invitant des blogueurs à leurs conférences de presse ou à leurs universités d'été. Les collectivités doivent, elles aussi, répondre aux enjeux nouveaux qui se posent.

Quelles missions devraient remplir un "chargé de communication en ligne" ?
D'abord, une mission de veille : que se dit-il, à propos de mon territoire, au quotidien, sur Internet ? Ensuite, une mission d'impulsion : mettre en oeuvre les stratégies adéquates à ce que l'image donnée en ligne du territoire soit la meilleure possible.
Ces missions demandent une expérience et des savoir-faire spécifiques. Des connaissances en matière de veille sur Internet, une pratique des blogs et des réseaux sociaux, associées à des compétences de communication générale.

Ces missions ne sont, aujourd'hui pas remplies, ou alors sans que rien soit formalisé. Alors que les électeurs de demain, qui sont déjà des citoyens d'aujourd'hui, ont une habitude quotidienne des réseaux, de la mobilisation en ligne, de la production de contenu sur Internet, les enjeux sont de la plus haute importance. C'est aux élus d'en prendre compte. Le moment est venu de considérer Internet avec un regard professionnel. Et de confier la charge d'y avoir la meilleure communication, à des professionnels.

Lien : WebCitoyen

Encore un blog ?

Encore un blog ? Celui-ci est bien différent des autres que j'ai pu ouvrir jusqu'ici. C'est un blog de projet. Un projet de livre. Je ne veux pas en dire grand chose. Les notes seront de vraies notes, comme sur le carnet de note qu'on imagine dans la poche de celui qui prépare un livre. S'y ajouteront de la documentation, car ce projet en nécessite beaucoup.
Ce livre n'a pas, encore, d'éditeur. J'y pense, par épisodes, depuis deux ans. Mais je ne m'y suis jamais vraiment mis.
Ce n'est pas un roman, ni un recueil de poèmes. Plutôt, au final, quelque chose de drôle (si, si, je peux être drôle, enfin, je peux essayer).

Il y sera question de ce qu'est un écrivain, de pourquoi il écrit, de comment il le fait, et d'un peu tout ce qui tourne autour de ça. Certains éléments se trouvent déjà sur ce blog-ci, mais noyés dans la masse.

Cet autre blog est un outil de travail.

Pourquoi le rendre public, et bien, pourquoi pas ? Cela peut-être intéressera quelques uns de voir un livre entrain de se faire sans vraiment deviner où il va. Ni s'il arrivera quelque part...

Petit à petit, certaines pages du livre définitif apparaîtront. Si le coeur vous en dit, vous pouvez tenter de recoller les morceaux...

Le projet demandera sans doute du temps. Vos réactions à ce qu'il faudra toujours considérer comme des bribes ou des brouillons me permettront peut-être d'avancer mieux.  Allez, au travail, maintenant.

Les crevettes de Madagascar

(Attention, ne vous fiez pas au début, cet article parle aussi des crevettes de Madagascar)

Ecrire pour être correctement référencé, c'est écrire en acceptant un certain nombre de contraintes. Les écrivains de l'OuLiPo, l'Ouvroir de Littérature Potentielle, excellent, naturellement, dans ce genre d'exercices. Les contraintes mises en oeuvres sont plus ou moins dures, mais, bien utilisées, donnent des résultats parfois tout à fait satisfaisant sur le plan littéraire. D'autres fois, les contraintes sont telles que le sens y perd. On ne trouve pas sans chercher.
Mais les contraintes de l'écriture pour les moteurs de recherche ne sont pas si fortes que cela. Un "bon" texte, donc, doit inclure les mots-clés adéquats, aux emplacements optimaux, et à une fréquence correcte. Partons donc sur un exercice tout à fait théorique, qui dirait : 2/5 mot clés dans les deux premières lignes, 1/5 mot clé dans le corps de l'article, 2/5 mots clés dans la chute. Ce ne doit pas être loin de la réalité. Mettons, maintenant, qu'on écrive un court article sur les crevettes de Madagascar (il faut bien un exemple).

Les crevettes de Madagascar ont une grosse tête. C'est à Madagascar comme ailleurs, pour les crevettes. Mais c'est pour le reste qu'on les aime. Leur chair fait le bonheur de tous les amateurs de fruits de mer à travers le monde. En effet, la production est telle que les malgaches exportent leur production dans toutes les directions. La crevette voyage généralement congelée de Masagacar vers sa destination. C'est dommage, car elle perd ainsi de sa saveur en se gorgeant d'eau. On gagnera donc à faire le voyage dans l'autre sens pour déguster le crustacé juste sorti de l'eau, encore vivant. Direction Madagascar, donc ! La crevette vous attend... La crevette vous attend... Toute fraiche sortie des eaux de Madagascar.

Et voilà ! C'est aussi simple que ça. Ne parlons pas du fond (totalement improvisé, j'avoue). Mais l'on a deux crevettes et deux Madagascar au début, autant à la fin, et un de chaque au milieu. Répétitions, certes. Mais efficacité. Bon, cette histoire de répétition et de fréquence n'est qu'un des éléments sur lesquels il faut jouer, et il faudrait les déterminer scientifiquement, mais, déjà, ce n'est pas trop mal. Evidemment, la difficulté est de renouveller le genre en acceptant la contrainte. Mais c'est possible. Et il faudrait réussir à trouver des équations précises pour gagner en efficacité. Evidemment, on titrera cet article : "Les crevettes de Madagascar".

Une autre école explique que les moteurs de recherche ont tout intérêt à s'adapter à la façon d'écrire, et que donc, en écrivant, d'abord pour ses lecteurs, on oblige les moteurs à progresser, et on finit toujours par y gagner. J'avoue que je suis assez sensible à cet argument : mais ce n'était pas l'objet du jour.

Si vous êtes tombé sur cette note en cherchant des informations sur les crevettes de Madagascar, je vous prie de bien vouloir m'excuser...