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Gommettes

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février 2007

Le contenu tangent par l'exemple

C'est le texte qui fera le succès de votre site Web. Le texte qui ramènera, via les moteurs de recherche, de nouveaux lecteurs. Première marche de la pente qui mèner à la fidélisation. Votre site est consacré à un sujet. Un sujet précis, à propos duquel vous savez qu'il faudra du texte. Votre coeur de métier, les produits que vous vendez.

Seulement voilà, parfois, il ne suffit pas de travailler sur ces quelques mots là. Prenons un blog dont je m'occupe, celui des gommettes Kidigom. Aucun problème, il est bien arrivé premier dans Google sur la requête "gommettes". C'est le moins qu'on pourrait en attendre.

Mais cela ne suffit pas, d'autant que l'on s'aperçoit assez vite que peu de gens cherchent directement des gommettes sur Internet. Pas assez, en tout cas, pour un blog qui ne vend que cela. Il faut donc repenser la stratégie. Et c'est là qu'intervient le "contenu tangent".

Par contenu tangent, j'entends celui qui va amener au contenu principal par un simple contact, celui qui se diffuse, en quelque sorte, en marge du contenu principal. En ce qui concerne les gommettes, par exemple, il s'agira d'un contenu qui peut intéresser les acheteurs potentiels : l'actualité qui intéresse les 3 - 8 ans, et leurs parents. Ainsi, on consacrera un article à l'âne Trotro. Et, miracle d'Internet, certains et certaines, qui cherchent des informations sur l'âne Trotro, arriveront sur le blog consacré aux gommettes, découvriront la boutique des gommettes, et, peut-être, achèteront des gommettes.

Si la qualité de ce contenu tangent est bonne, il reviendront. Pour en savoir sur Mini-Loup, ou Kirikou et la sorcière. On est clairement dans une démarche double qui est de donner de l'information, certes, mais de le faire dans la mesure où cette information a une valeur pour la cible principale.

Bien sûr, cette démarche a de l'intérêt si on consacre des articles à des mots qui auraient une valeur forte en terme de recherche. Mais si l'on ne fait que cela, on n'inspirera pas confiance, et il faut donc proposer, parallèlement, du contenu qui aura peut-être moins de valeur en terme de mots-clé, mais qui n'en sera pas moins pertinent pour la cible. Clairement, on ne parlera pas seulement de livres "têtes d'affiche", mais ausi de livres moins connus, pour la simple raison qu'on considère qu'ils sont bons. Cela pour fidéliser le client.

On est dans une démarche qui n'est donc pas une démarche journalistique. On parle bien de contenu. Mais, au final, si tout est calculé, et qu'on ne laisse pas transparaître, au milieux des mots-clés, dans le choix des sujets, une personnalité, cela ne fonctionnera pas. Tout est donc une question de dosage. Et c'est pour faire ce dosage là qu'il faudra bientôt de plus en plus de professionnels formés aux techniques de rédaction web, c'est-à-dire maîtrisant le référencement naturel du texte, les techniques du Web, mais aussi l'élaboration et la gestion d'un projet éditorial.

Le plaisir de la lecture

On nous parle du buzz de l'écriture web, et je m'en réjouis : ça y est, c'est l'eldorado, ceux qui savent écrire pour le web vont piquer la place de tout ceux qui ont gagné de l'argent en vendant du référencement. Optimisation du texte pour les moteurs de recherche, actualisation rythmée des pages web, folksonomie ad hoc... Youplaboum, c'est la revanche du littéraire sur le technicien. On en saute de joie.

Quand, comme moi, on parle d'écriture web depuis quelques années, on ne peut en effet que se réjouir. Et quand, comme moi, on gagne un peu sa vie en écrivant pour le web, forcément, ça émoustille. Seulement voilà, il va maintenant falloir redire, dire encore, et répéter qu'on n'écrit pas pour des robots. Mais pour des lecteurs. Qu'il ne faut pas seulement poser des mots-clés sur des pages, mais fidéliser le lectorat. Qu'il ne suffit pas d'appliquer les recettes de l'écriture web, mais qu'il faut aussi, même sous la contrainte, savoir faire preuve de créativité.

Reprenons les choses dans l'ordre. Il y a une poignée de règles concernant l'accessibilité de l'information. Une autre concernant la lisibilité des textes. Quelques unes pour un référencement naturel de qualité... Bien. Ce sont des règles. Ce ne sont que des règles.

Reste un détail, une petite cerise sur un gateau de contraintes : le plaisir de la lecture.
Celui-là, on risque d'attendre un moment pour qu'un robot sache le détecter. Et j'ai dans l'idée que, souvent, c'est lui qui fait revenir le lecteur. Car, il ne faut pas l'oublier, si l'on fait autant d'efforts pour faire venir une fois le lecteur, et qu'il trouve quelque chose qui l'intéresse (pas forcément ce qui l'intéressait au départ : sérendipité)... si l'on fait autant d'efforts, donc, et qu'au final le lecteur ne ressent pas l'envie de revenir, qu'il ne place pas la page dans ses favoris, le site dans del.icio.us, ou qu'il ne s'abonne pas au fil RSS, alors, on n'aura pas totalement rempli sa mission.

La fin des blogs

Je me demande si je ne vais pas projeter ce petit film lors de certaines formations...

Rapport Tessier : le statut et le label

Le rapport Tessier fait deux propositions qui fon jaser. D'abord la création d'un statut pour les journalistes citoyens et puis la mise en place d'un label de qualité pour les sites internet d'information.

Pour ce qui est du statut, le rapport s'inspire de celui des correspondants locaux de presse (CLP), qui restent à mon humble avis, une des formes les plus emblématiques de ce que peut être aujourd'hui en France l'exploitation légale de l'homme par l'homme, où le revenu accordé pour un travail n'a rien à voir avec l'investissement que ce travail demande, tant en disponibilité qu'en temps de production. Ceci posé, c'est vrai que, du point de vue du patron, c'est superbe.
Mais, franchement, je serais CLP aujourd'hui, j'ouvrirais mon blog hyperlocal et j'essaierais de le rentabiliser moi-même. Zéro investissment financier, ou presque, et la possibilité, à terme de monter un petit business qui rapporte autant, si ce n'est plus, que de brader ses articles... Et je tirerais, au final, ma légitimité de la qualité de mon travail.

Un label ? Ca me laisse tout aussi sceptique... Mais je ne crois pas que ce soit un vrai problème. Les meilleurs poulets que je mange n'ont pas de label. Il viennent d'une ferme, d'un petit élevage. On peut les y voir courir dehors, dans un décor qui n'a rien à envier à certaines publicités. Au supermarché, les poulets labellisés sont souvent meilleurs que les autres. Bref, en tant que consommateur, je m'y retrouve toujours à peu près. Qu'il y ai un label pour les professionnels, des professionnels qui ne méritent pas de label et des artisans qui fassent de la qualité sans se soucier des jolies étiquettes rouges, après tout, ça ressemblera à n'importe quel autre secteur...

Référencement : la revanche du contenu

Excellent livre blanc, chez Dixxit, intitule "Référencement : la revanche du contenu", où l'on s'aperçoit, pour simplifier en quelques lignes, que la présence sur Internet, via les moteurs, ne trouve pas de meilleur promoteur qu'un contenu de qualité.

En gros, écrivez pour vos lecteurs, et vous écrirez aussi pour les moteurs. C'est un peu plus subtil que cela, mais si l'on suit tous les conseils que je distille, comme quelques autres, lors de mes formations à l'écriture Web, ça doit pas mal marcher du tout.

Double bonne nouvelle, donc, puisque le travail ne devrait pas manquer pour les spécialistes de l'écriture en ligne. Monter un projet éditorial, former les équipes, accompagner l'entreprise dans la rédaction de son site : autant de missions qui me passionnent.

Et puis, les grosses entreprises s'y mettent, certes, mais la PME, voire la TPE, qui veut se lancer dans la bataille peut le faire sans y investir des sommes trop délirantes. Et ça, c'est aussi une bonne nouvelle.

Si vous vous lancez dans ce type de projet, n'hésitez pas à m'envoyer un petit mail...

Référencement : la revanche du contenu

L'accès à l'information

Extraordinaire vidéo, qui rappelle qu'apprendre un nouveau système d'accès à l'information, ce n'est jamais gagné. Quiconque a tenté d'expliquer pour la première fois à quelqu'un comment utiliser un ordinateur saura de quoi l'on veut parler... C'est rempli de langes étrangères, mais totalement compréhensible.

Ah, les interfaces et l'accès à l'information, ça a toujours été le coeur du problème...

Les étudiants en journalisme s'attaquent aux présidentielles sur le Net

Ils sont étudiants au Centre de Formation des Journalistes de Paris. Ils sont les premiers de la toute nouvelle spécialisation multimédia. Et, comme il se doit, au cours de cette année, ils produisent leur média "dans les conditions du réel". Le résultat, un site sur l'usage d'Internet dans la campagne des élections présidentielles, ouvert depuis peu, encore un peu bringuebalant. Un "site-école".

Pendant un mois, avant le second tour, ils ne feront que cela : couvrir ce sujet, à onze. Autant dire que côté contenu, ça devrait s'étoffer.

Côté enseignants, Philippe Couve (qui a un blog, récent, et fort intéressant) m'a demandé d'assurer avec lui le suivi de l'exercice.

C'est passionnant.

Mon objectif est simple : si, déjà, à la fin de la session, ils se posent les bonnes questions sur l'écriture en ligne, j'estimerai avoir rempli une bonne partie de ma mission. Entre temps, il y aura eu des erreurs, et des choses magnifiques, forcément. D'ailleurs, soyez indulgents et constructifs dans vos commentaires : l'objectif est pédagogique. Mais l'on devrait néanmoins en apprendre beaucoup sur la campagne électorale en ligne.
Après tout, quelle rédaction pourra s'offrir le luxe de mettre autant de journalistes à temps plein sur le sujet pour produire textes, photos, sons et vidéo ?

Le site Ecrans de campagne

Pas si facile d'écrire pour le web

Il y avait Eric Delcroix, Jean-Marc Hardy, Gilles Klein, Sébastien Billard aussi. Et nous avons passé l'après-midi du 9 février 2007 à parler d'écriture en ligne dans l'amphi présidentiel de l'université Lille 3 devant une quarantaine de personnes. L'occasion de découvrir, notamment, le blog Ecrire pour le Web de Muriel Vandermeulen (que les lecteurs attentifs ne confondront pas avec Bien écrire pour le Web, hein, ce n'est pas la même chose).

Gilles à passer sa journée à chercher désespéremment du Wifi... Et, tout seul sur les marches de l'universtié, environnement un peu délabré, pas franchement accueillant, tags et détritus deci delà à la clé, on en est venu à se demander, en prenant cette photo, si il n'était pas mûr pour faire la manche pour soutenir Pointblog : "A votre bon coeur m'sieurs dames, blogueur professionnel dans le besoin". Pas toujours facile, la vie de blogueur en chef...
Gklein2