Et bien ça y est, je devrais recevoir le contrat prochainement. C'est en tout cas ce que mon éditrice m'a annoncé par email. Et je l'en remercie. Je dois rendre le manuscrit en mai. Parution prévue pour la fin 2007. De quoi s'agit-il ? De la rançon du succès. Le Meilleur des jeux de mots, aux éditions Mille et unes nuits marche bien. Et j'ai donc proposé un deuxième volume, dans la même veine. Mais pas un "Le Meilleur des jeux de mots II, le retour de la vengeance", non. Puisque j'ai mis le meilleur dans le premier, un second n'aurait pas lieu d'être. Ce sera donc, sur le même modèle d'un petit recueil de citations, le traitement d'un thème connexe. Et ça devrait être tout aussi amusant à feuilleter. Je n'en dirai évidemment pas plus avant un bon moment.
En tout cas, ça n'a rien à voir, directement, avec le projet pour lequel j'ai ouvert un blog il y a quelques jours. Un projet double l'autre. C'est ainsi.
Reste que j'ai devant moi huit mois de travail, pas à temps plein, heureusement, mais tout de même... Pour Le Meilleur des jeux de mots, j'avais étalé ça sur deux ans. Il va falloir augmenter la cadence.

Intéressante étude de Bertrand Lahire dont parle le dernier numéro de Télérama, sur la double vie des écrivains. 98 % d'entre eux exercent une activité professionnelle, faute de pouvoir vivre de leur plume. Et ça n'est pas toujours facile.
Paquet surprise étonnant dans ma boîte aux lettres (la vraie, celle qui s'ouvre avec une clé en métal) : la traduction en roumain d'un livre coécrit avec Ghéorghiï Grigorieff.




Pour élaborer cette grande fresque, l'auteur s'est offert 22 années de lectures récréatives. Il aurait pu rappeler simplement que Rabelais, Molière, Voltaire, Jules Renard, Alphonse Allais ou Raymond Queneau sont, avec beaucoup d'autres, des sommets de l'humour français. Mais il ne s'est pas limité à enfoncer ces portes ouvertes. En effet, la curiosité du lecteur sera piquée quand il découvrira que Ronsard, Boileau, Madame de Sévigné ou Paul Léautaud ont su déployer dans l'écriture humoristique un talent souvent occulté par leur image plus " officielle ". La découverte sera totale pour ceux qui feront connaissance avec certains écrivains de second plan passés, avant qu'on les oublie, grands maîtres dans la pratique de l'humour, par exemple Mathurin Régnier, le marquis de Bièvre ou Georges Fourest. De même trouvera-t-on une pléiade de modes et mouvements qui auront marqué l'histoire de France de l'humour, comme la vogue des " blasons ", la Satire Ménippée, l'âge d'or des almanachs, les odyssées des Hydropathes et du Chat noir ou bien encore le Collège de pataphysique. Voilà une anthologie bien jubilatoire qui démontre avec modestie que littérature et humour ont toujours fait bon ménage.
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