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Gommettes

Sur le Web

Impasse de l'ancienne usine à gaz

Impasse1 Plus cela va et plus ma présence sur le web est fluide, agile, fragmentée, éparse, bondissante et rebondissante...  Et moins le blog semble à même d'en rendre compte dans toutes ces facettes, quoi qu'on y fasse. Comme il le semble loin le temps où j'avais besoin d'un vitrine où l'on pouvait me trouver à coup sûr.

Mon identité numérique n'est plus figée là. Et cette impasse, maintes fois croisées lors de promenades à Villers-sur-mer s'impose d'un coup comme l'illustration de ce que ce lieu-ci, ce blog, est peut-être bien devenu. Sauf rebondissement à venir. Ne jamais dire jamais.

En même temps, les choses ont bien évolué depuis la première note, en octobre 2004...


L'original et la copie

Ce qu'il y a de bien avec les moteurs de blogs, c'est la force de la communauté, et le nombre d'ajouts et de personnalisations possibles. Qu'il s'agisse de dotclear ou de wordpress, on bénéficie d'une foultitude de thèmes, mis gratuitement à la disposition de tous par des membres actifs de la communauté. On ne les remerciera jamais assez.

Ces thèmes sont largement personnalisables. C'est d'ailleurs en personnalisant un de ces thèmes, avec l'actif et essentiel soutient de Rezonova, que j'ai monté la dernière version de Grand-Rouen.com. Et j'étais plutôt satisfait d'un résultat graphique propre qui, localement, pour les lecteurs fidèles, était immédiatement reconnaissable. Le seul thème wordpress magazine sur la blogosphère rouennaise, alors. Sitôt grand-rouen arrêté, d'autres choisirent avec à propos le même type de thème. Et ils ont bien eu raison.

Dernier en date à saisir l'occasion de se jeter sur la chaise laissée vide : la section locale du parti socialiste. Et, là, ce n'est plus simplement choisir un thème magazine, c'est choisir le même thème. On peut jouer, si on le veut, au jeu des 7 erreurs, ce sont celles qui constituent la personnalisation dont a bénéficié Grand-Rouen :
Grandrouen Rouensocialiste
Le deuxième site est donc basé sur le même thème que le premier. C'est loin d'être anodin. Loin d'être neutre. Le contexte local fait même que c'est pour moi particulièrement agressif : certains lecteurs de grand-rouen n'ont eu de cesse, pendant les 3 ans de cette aventure du blog local d'information, que de vouloir faire croire par tous les moyens que Grand-Rouen était une émanation du parti socialiste. Et que voit-on ? Un site local du PS qui, quelque part, tente de leur donner raison a posteriori. Graphiquement au moins.

Bien sûr le Parti socialiste a le droit d'utiliser ce thème. C'est ainsi dans le monde du logiciel libre. Mais le choix était immense, dans ce monde là, de faire autrement, évidemment.

Et il n'y a qu'une leçon à tirer de tout cela : la seule façon que cette mésaventure n'arrive pas était de passer du monde du libre au monde du propriétaire, d'offrir à grand-Rouen un aspect de l'ordre de la marque déposée.

Reste qu'en terme de communication, je ne suis pas sûr que cette volonté étrange de brouiller les cartes ne nuise pas plus au PS qu'à qui que ce soit d'autre...

Petite main de la numérisation

En feuilletant quelques ouvrages numérisés sur Google, j'ai vu apparaître une main. Une petite main, sans doute, quoi que d'une couleur étrange. De s'être faite trop souvent scanner ? Un main restée là, un peu trop longtemps, pour maintenir la page en place. Comme une irruption de l'humain dans un parcours jusque là déshumanisé.

Numérisation

Il y a bien cette mention "numérisé par Google". Par Google ? Mais cette main violette, alors, ce serait celle de Monsieur Google ?

Yahoo : la pub de trop ?

En consultant tranquillement les actus sur yahoo.fr, j'ai vu apparaitre une info insolite, dans la rubrique insolite, justement. Oubliant sa loupe, un détective aurait provoqué un feu de forêt. Une actu présentée comme les autres, dans le flux des actus. Aussi crédible (ou incroyable) que les autres actus de cette rubrique. Mais qui aura disparu en quelques secondes. Car, ce n'était pas une actu, mais une publicité, liée à l'encart de droite. Seulement, là, n'a-t-on pas franchi une limite ? En mélangeant à ce point actu et publicité ? Qui peut s'y retrouver ?

Pubyahoo

De l'amour en boîte

"lorsque Miranda, 14 ans, met en ligne trente photos d'affilée de son affreux matou, ces photos-là ne nous disent qu'une seule chose. Que la photo, ça sert à mettre de l'amour en boîte. Pour le consommer plus tard, comme des tranches d'ananas."

André Gunther, qui sait être clair.

Et parce qu'il fallait noter quelque part l'adresse de ce billet, et encourager à sa lecture et à celle des commentaires qui le suive.

Quelques considérations sur les Ministères

Les ministères français et leur identité numérique... Une courte histoire édifiante, en commençant d'abord par le Ministère de l'éducation, puisque j'écris ce billet à la veille de la rentrée des classes. Pour signaler l'existence d'un "coucou" du web, qui vient nicher, malin, sur une adresse très proche de celle du ministère. educationgouv.fr, alors que pour le ministère, c'est education.gouv.fr. Malin, le coucou, puisque son site semble bien parler d'éducation mais regorge en fait de publicités thématiques. Un procédé classique que je ne n'avais pas encore vu appliqué à un ministère.
Educationgouv
Mais que fait la justice ? Rien, puisqu'il lui arrive la même mésaventure avec justicegouv.fr...

En testant deux trois autres sites de ministère, j'ai commis une recherche que je fais rarement dans google : "ministère de l'économie". Et là, c'est amusant, parce que l'on tombe sur la plus belle page d'accueil officielle du gouvernement français. Pour 1994, en tout cas.
Minefi
L'explication ? Le changement de nom du ministère. Ce n'est plus le Minefi, comme avant, mais le Minefe, qu'il faut chercher. Le Minefi n'existe plus. Mais, pour Google, lorsqu'on cherche le ministère de l'économie ou le ministère des finances, c'est toujours le minefi.gouv.fr qui arrive en tête. D'où la création de cette page d'accueil d'un autre âge. Alors que le Minefe aurait peut-être pu demander gentillement à google de faire quelque chose. Ou à un graphiste...

C'est dur à gérer, tout de même, Internet, avec tout ça...

Grand-Rouen lance « Les boutiques du Grand-Rouen »

Le blog d'information locale Grand-Rouen.com innove avec « Les boutiques du Grand-Rouen ». Ce service permet à tout internaute d'ouvrir sa boutique en ligne gratuitement en quelques minutes sans connaissance technique particulière tout en bénéficiant de l'audience d'un site local reconnu et du suivi et du savoir-faire de professionnels du commerce électronique et de la communication en ligne.

 

L'adresse : http://boutiques.grand-rouen.com

 

Ce service est proposé pour la première fois en France par un site d'information locale. Du point de vue de l'éditeur il constitue à la fois un service offert et une source potentielle de revenu. C'est la mise en œuvre d'une réponse originale à la question de l'équilibre économique de la production d'information en ligne.

« Les boutiques du grand-Rouen » est en effet un service gagnant-gagnant. Lorsque vous ouvrez une boutique, vous ne payez rien pour le service : le coût est de 4% du chiffre d'affaires généré par la boutique. En outre, « Les boutiques du Grand-Rouen », c'est bien sûr une boutique, mais c'est aussi un blog où créer des liens directs avec ses clients.

Le service « Les boutiques du Grand-Rouen » est en version betatest jusqu'à son ouverture effective fin septembre 2008. Il est fondé sur la solution 42stores, développée dans l'agglomération de Rouen. Vous pouvez d'ors et déjà visiter les premières boutiques et passer vos premières commandes aux adresses suivantes :

http://gommettes.grand-rouen.com : la boutique des gommettes

http://stantheflasher.grand-rouen.com : la boutique d'un groupe plein d'avenir

http://celinevoisin.grand-rouen.com : la boutique de Céline Voisin, créatrice d'objet et d'images

http://regard.mouvant.grand-rouen.com : la boutique du photographe Guillaume Painchault.

 

* *

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A propos de Grand-Rouen.com

Grand-Rouen.com est un blog d'information local lancé en novembre 2005 par Sébastien Bailly, formateur spécialisé en communication internet, notamment pour de grandes écoles de journalisme. Grand-Rouen.com, c'est, en juin 2008, environ 40 000 visiteurs uniques cumulés et 80 000 pages vues. A visiter sur www.grand-rouen.com

 

Filtre à commentaire con

C'est un filtre qui permet, avec le navigateur Firefox, de ne plus avoir à lire les commentaires cons sur YouTube. L'idée semble excellente, tant l'internaute est confronté à la logorrhée incessante de ses contemporains.

Seulement voilà, sur quels critères un programme peut-il déterminer qu'un commentaire est con ? Il semble que ce soit si il est écrit tout en majuscule, si l'on y voit une profusion de signes de ponctuation, si l'on n'y respecte pas vraiment la grammaire ou l'orthographe...

Fichtre, je ne peux plus faire de fautes, alors ? Je ne peux plus choisir de crier à grand coups de majuscules ? Je ne peux plus abuser des points d'exclamation ????? Les tenants de l'orthodoxie orthographique seront fort aises. Et les autres ? Les handicapés de la syntaxe qui, pourtant, auraient quelque chose à dire de moins con que la moyenne ? A la benne.

Et tant mieux, quelque part. Parce qu'il y a déjà suffisamment à lire comme ça, que l'on n'a pas qu'à décoder les SMS de Kevin à Jennifer, que la plèbe peut rester dans sa fange. Non mais. Cachez cette production logorrhéique que nous ne saurions lire. Car, avouons-le, ce qui nous trouble, c'est bien ça : la facilité d'élocution de Kevin et de Jennifer dans une langue à laquelle, assis sur notre Grevisse, nous ne comprenons plus rien.

Alors, oui, masquons ces commentaires cons. Et masquons les automatiquement. On n'est pas là pour se faire emmerder. On est venu voir le défilé des commentaires intelligents. Sur YouTube ? Si. Si.

Merci à Hubert de m'avoir signalé l'article sur aeiou

Issuu.com : lire à volonté

Découverte du service Issuu hier, et je n'en reviens toujours pas. C'est joli : un service où l'on peut feuilleter des ouvrages a priori destiné à l'impression. C'est 2.0 : je peux moi-même y publier du contenu, y annoter ce qui est en ligne, y partager tout ce que je veux. Le flickr ou le dailymotion de l'imprimé, en quelque sorte. Avec un vrai confort de lecture en plein écran, et la possibilité, via un viewer, de publier ce qui me plait sur mon blog. La preuve :

Vous avez vu ça ? Mais oui, c'est Le Monde du 8 avril 2008. Tiens, on est justement le 8 avril 2008. Et, pour lire ce journal, normalement, je devrais être abonné au service du Monde.fr, non ? Se pose déjà le problème du droit d'auteur. Et je ne suis pas au bout de mes surprises. Il y a les livres que François Bon vend sur Publie.net, aussi. Et puis tout ce que chacun voudrait bien y mettre... Il suffit de savoir générer un PDF. Une bien belle expérience de lecture. Idéale pour la littérature grise... c'est issuu.com

Le web 2.0 est mort, vive le web 2.0

Décision étonnante du TGI de Paris qui a jugé jeudi 27 mars 2008 que le site Fuzz.fr était responsable des informations diffusées automatiquement par ses membres. Le tribunal a estimé que Fuzz.fr était un "éditeur de service de communication au public en ligne", et que "l'acte de publication doit être compris non pas comme un simple acte matériel, mais comme la volonté de mettre le public en contact avec des messages de son choix".

Fuzz était alimenté par ses membres, qui notaient des actualités qui de note en note remontait dans la liste affichée. La présence d'une rubrique people aurait constitué un facteur agravant. Impossible, dans ce cas, d'afficher automatiquement un flux RSS repris ici ou là sans risquer de se voir poursuivi par un acteur en mal de vie privée.

Sans politique active de modération, le risque est assez grand d'en arriver là.

Fin de la syndication, donc. Et l'on déconseillera à tout un chacun de rendre publiques des alertes Google, un suivi d'actualité sur Yahoo, un flux de photos flickr associés à un mot clé, ou la même chose à partir d'un tag sur del.icio.us ou sur dailymotion... Certains y voient la mort du web 2.0. On imagine bien que Facebook, dans son principe même, ou les univers Netvibes, aient quelques soucis à se faire si ils devaient respecter ces principes.

Mauvaise nouvelle ? Pour ceux qui alimentent automatiquement leurs sites, oui. Pour une certaine forme d'effet démultiplicateur du Web, oui. Pour des outils de veille public, peut-être. Même si tout cela reste vraisemblablement possible si un système de modération adéquat est mis en place. Ce qui a bien évidemment un coût.

Mais après ? L'obligation faite de prendre la responsabilité de l'information que l'on rend publique n'est-elle pas, aussi, une bonne nouvelle ? On a assez dit qu'Internet n'était pas une zone de non droit. Si je reprend du contenu, sans le vérifier, sans réagir, sans modérer, alors, je ne remplis pas vraiment mes obligations.

On peut regretter, et je regrette, que le plaignant, dans ce cas précis, n'ait pas contacté Fuzz, et Eric Dupin, pour demander, simplement, le retrait de l'information litigieuse. On peut espérer que d'autres, dans des cas similaires, agiraient avec plus de dicernement. Je ne me réjouis pas qu'Eric Dupin soit condamné à 1000 Euros de dommages et intérêts et 1500 Euros de frais de justice, sans compter les honoraires de son propre avocat.

Mais je ne regrette pas vraiment que chacun soit mis en face de ses responsabilités, qu'on soit un peu plus contraint à la création, raisonnée, de contenu, et qu'on tombe moins aisément dans facilité de la reprise de flux, fussent-ils mixés et remixés.

Si je reprends des flux, je dois valider mes sources. Syndiquer n'est pas un simple acte technique, ce devrait surtout être un acte social. On l'avait admis sans grande difficulté pour le lien hypertexte. Pourquoi n'en conviendrait-on pas également pour les flux RSS... ? Je te syndique parce que je te fais confiance, et, donc, je t'envoie des lecteurs, parce que je reconnais l'intérêt de ce que tu publies.